Enfant du voisin

Tes yeux luisent au soleil du nord
Enfant du voisin, et ton coeur si petit
Murmure des mots ôtés, sans appétit
D’un songe opprimé, exilé dans ton corps

Tu respires, les yeux pansés, qu’hélas
Tu absorbes, d’un seul coup, quelques résidus
Ton langage se met en pièces perdues dans l’espace
Ton nez s’effile or sans pansement, tu seras nu

Voici venir, l’angoisse des temps abjects et
Voici venir mon aide, mon voisin des jours à venir
Mes murs inculquent mes leçons et mirent
Que tu touches mes planches de salut répété

Car mes terres, sans tes traces dites cavalières
 plat ventre s’abaissent dans le spleen du silence
Le ciel, on le fragmente, sais-tu dans nos prières
Et sans les tiennes, il s’en fiche de mes audiences

Y.C

Publié dans : Poèmes |le 3 janvier, 2007 |1 Commentaire »

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1 Commentaire Commenter.

  1. le 29 juin, 2008 à 6:47 lusina écrit:

    Très beau… très émouvant. Merci pour ce texte.

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