Le beau exercice

Elle surnage dans la clarté de ses tortures. Recrue de délassement, elle sollicite la tradition de sa subtilité quand il fermente son cœur d’enfant. Elle fond en larmes vertueuses son allégresse, son bourreau est celui qui raffole d’elle et qui se déclare le noble épicurien de son amour sublime.
De sa part, l’exécuteur prend une lame de verre. Il ébauche sur sa joue les réminiscences d’un beau chevalier. Mais il échoue ses intentions. Désormais, le dessin éternel le prie de se départir de son droit. Loin de là, son front généreux, femme fascinée, comme un balcon qui dénonce les charmes des reflets du jour saint, sourit à la fatalité de la théorie d’après…
La main s’inféode à l’œil décidé et l’outil multiplie son enthousiasme pour le finesse du front ravi. En revanche, et en aucune façon, l’artiste n’est point dans ses étiquettes. Il se précipite pour signer sa scène métamorphosée. Il serre de toutes ses forces son pinceau de verre pour l’enfoncer droit dans son propre organe de vie, son cœur…
L’amoureux extermine sa monoculture sérieuse avec la dernière goutte de son sang chaud. Il jonche le sol rougeâtre. Son corps glacé, comme un frimas de prières qui expire dans les discours en toute célérité… Sans repentir, elle époussette son visage et ses habits et ramasse sa poussière humide avec son joli mouchoir. Certes pour elle, ce n’est qu’un exercice, comme d’autres..
Y.C






